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Coronavirus : De la RD Congo à la France, de nombreux pays ont suspendu l'utilisation du vaccin AstraZeneca

Une quinzaine de pays, dont la République démocratique du Congo, le Cameroun ou encore la France et l'Italie, ont suspendu par précaution l'utilisation du vaccin AstraZeneca contre le Covid-19, après le signalement d'effets secondaires "possibles".

Badr Kidiss avec AFP
Rédigé le , mis à jour le
L'efficacité du vaccin anti-Covid d'AstraZeneca est remise en question par des médias allemands (photo d'illustration)

Il est passé au crible ! Le vaccin d'AstraZeneca est examiné par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) ce mardi. Suspendu ou non utilisé par plusieurs pays inquiets de possibles effets secondaires, le sérum anglo-suédois inquiète. En début de semaine, la République démocratique du Congo (RDC) a décidé de retarder le démarrage de sa campagnes de vaccination avec ce vaccin qui lui a été fourni via le dispositif Covax de l'OMS. 

En parallèle, le Cameroun a décidé de ne pas utiliser ce vaccin, le seul qu'il possède, sans l'avis de son Conseil scientifique, alors que l'Afrique a franchi ce lundi la barre des 4 millions de cas de contamination de coronavirus.

L'Europe joue la carte de la prévention

En Europe, là où le Covid-19 a fauché la vie d'au moins 900.000 personnes, de nombreux pays ont, eux aussi, décidé de suspendre l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca. Si le Danemark, la Norvège et l'Islande, s'inquiètent de la formation de caillots sanguins chez certaines personnes à qui ce vaccin a été administré, d'autres nations jouent la carte de la prévention. C'est notamment le cas de l'Allemagne, la France, l'Espagne, l'Italie, le Portugal, la Slovénie, la Bulgarie, l'Irlande, les Pays-Bas, la Lettonie et la Suède qui ont tous invoqué une "mesure de précaution" au moment d'annoncer la suspension de ce sérum. 

Face à cette situation, l'Agence européenne des médicaments (EMA), rappelle que 22 thromboses seulement ont été observées dans l'ensemble de sa zone de surveillance (Union européenne, Norvège et Islande), alors que plus de 3 millions de personnes y ont reçu ce vaccin. Quant au groupe pharmaceutique anglo-suédois, il rappelle qu'il n'y a "aucune preuve de risque aggravé" de caillot sanguin entraîné par son vaccin, tandis que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande pour le moment de continuer la vaccination avec ce remède décrié. 

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