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Les premiers cas de variant indien en Afrique identifiés en Algérie

Le variant indien du coronavirus a pour la première fois été détecté sur le continent africain. Au moins six cas ont été confirmés en Algérie.

Badr Kidiss
Rédigé le
En Inde, le variant B.1.617 accélère la propagation du Covid-19

Il est officiellement là ! Le variant B.1.617, plus communément appelé variant indien, a été détecté pour la première fois en Algérie, dans la wilaya (préfecture) de Tipasa. Mais cette nouvelle lignée du SARS-CoV-2, le virus responsable du Covid-19, peut déjà être présente dans d'autres pays africains, vu que bon nombre d'entre eux séquencent beaucoup moins le virus et d'autres pas du tout par manque de capacité. 

Depuis son identification pour la première fois en Inde où il a déclenché une crise sanitaire majeure, le variant indien a été signalé dans "au moins 17 pays" dans le monde. Il a été récemment placé par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) dans la liste des "variants d'intérêt", ceux dont les caractéristiques génétiques potentiellement problématiques justifient une surveillance. C'est la catégorie qui vient juste après celle des "variants préoccupants", actuellement au nombre de trois (anglais, sud-africain et brésilien). 

Une passoire !

Selon le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abderrahmane Benbouzid, les six premiers cas de variant indien sur le sol algérien ont été contaminés par un ressortissant indien établi en Algérie. A l'issue d'une visite d'inspection à l’hôpital Zemirli à Alger, le Dr Benbouzid a précisé qu'"il s’agit d’un ressortissant indien venu de Doha qui travaille sur un chantier à Koléa, dans la wilaya de Tipasa, qui a été déclaré positif à la Covid-19 portant la souche indienne, suite au séquençage effectué par l’Institut Pasteur d’Algérie". Une hérésie, à l'heure où les frontières du pays sont fermées depuis mars 2020.

L'arrivée officielle du variant indien sur le continent africain s'expliquerait par le non-respect du protocole sanitaire anti-Covid aux frontières. Nombreux sont aujourd'hui les épidémiologistes qui regrettent que les Algériens rapatriaient à l’automne dernier n'aient pas été isolés, comme le suggérait le comité scientifique contre le coronavirus. Et pendant ce temps-là, la campagne de vaccination avance toujours au ralenti. 

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